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Portrait de famille avec notre collègue Oriane Haemmerli, volleyeuse en ligue A

Ce mois-ci, nous vous emmenons à la rencontre de notre collègue @Oriane Haemmerli, comptable, qui nous parle de son rapport avec son sport-passion : le volley ! Capitaine de son Club VBC Cheseaux, elle joue en ligue A à la position stratégique de passeuse depuis plus de 6 ans. Jamais loin d’un filet depuis son plus jeune âge, elle vient de participer au championnat d’Europe avec l’équipe nationale suisse cet été en Croatie.

Elle nous a confié entre deux entrainements, avant de s’envoler pour Belgrade, que c’est le plaisir du travail bien fait qui la porte et lui donne envie de se dépasser. Et pour cette sportive d’élite, cela passe forcément par la discipline. Qu’on se le dise, au bureau ou sur le terrain, quand elle passe des écritures comptables ou le ballon, elle ne fait aucune différence : l’ambition se vit en équipe et à 100%.

Bonjour Oriane !

Peux-tu nous parler de ton parcours de sportive ?

J’ai commencé le volley quand j’avais environ 8 ans. D’abord par des jeux de ballons puis assez vite j’ai participé aux championnats suisses, avec de jolis titres à la clé. Je dois dire que c’est une passion qui se transmet au féminin dans la famille : ma maman (Doris Stierli Haemmerli) a aussi fait une grande carrière dans ce sport et ma sœur joue actuellement avec moi. J’ai ainsi évolué dans différentes catégories jusqu'à atteindre la ligue A avec mon Club, le VBC Cheseaux, en 2013. L’année passée, nous avons terminé 5e du classement (sur 10 équipes).

En ce moment je me prépare avec l’équipe nationale, et joue ma place, pour être sélectionnée et participer au Championnat d’Europe en Croatie (malheureusement le parcours de la Suisse s’est terminé après les phases de poules avec 1 victoire et 4 défaites). Pour cette sélection, le fait de ne pas pouvoir être présente tout le temps, par mon métier, peut me desservir, mais je sais aussi que mon expérience peut faire la différence. On verra bien, croisons les doigts !

Quel est ton rôle dans l’équipe ?

Je joue au poste de passeuse, c’est-à-dire que je distribue le jeu à mes attaquantes. Ce rôle central m’a permis d’aller plus loin, d’évoluer en sport élite malgré ma petite taille (on recherche beaucoup de grandes joueuses actuellement) et de développer mes aptitudes…aujourd’hui, je ne changerais de poste pour rien au monde.

Dans un sport aussi stratégique que le volley, il faut être capable de s’adapter rapidement à des situations différentes : la trajectoire du ballon n’est jamais la même, cela demande de pouvoir choisir la meilleure option à jouer.

Par ailleurs, techniquement parlant, le volley n’est pas un sport facile, car il faut travailler beaucoup pour acquérir les bons gestes, mais c’est aussi un sport d’équipe qui peut rapidement te donner beaucoup de plaisir, et ce, même si tu ne joues pas à un bon niveau, car tu partages le plaisir du jeu entre ami.e.s.

Ton meilleur souvenir ?

Dans le cadre d’une compétition de 2 semaines, j’ai eu la chance d’aller en Corée du Sud, aux Universiades (les Jeux olympiques pour les étudiants) avec l’équipe nationale. La cérémonie d’ouverture avec 80’000 spectateurs était une expérience magique !

Il y a eu aussi cet autre moment marquant, plus récent : la fin de la saison dernière, quand on s’est qualifié à la 5e place et qui était synonyme de coupe d’Europe pour l’année prochaine.

Une difficulté à laquelle tu as dû faire face ?

Pour atteindre un haut niveau, il faut forcément s’investir beaucoup et, quand tu es adolescente, tu dois dire non aux sollicitations successives des copines pour privilégier l’entraînement. Même si je n’ai aucun regret, les sacrifices qu’on est amené à faire sont parfois difficiles.

Je pense aussi à une saison pendant laquelle on a enchaîné les défaites. Quand cela arrive il faut malgré tout continuer à s’entraîner. C’est certainement l’amour de ce sport et la conviction profonde que rien n’est permanent qui ont permis, à défaut de faire des prouesses, de nous maintenir en ligue A jusqu’à la fin de la saison en question. C’était alors déjà un objectif atteint. Et puis chaque saison est différente, il y a du changement, une nouvelle dynamique, ça aide à se projeter.

Comment vois-tu la fiduciaire de demain ?

En tant que salariée, je dirais que l’essentiel est de se sentir suffisamment bien pour évoluer. Pour ma part, j’ai la chance de pouvoir concilier mon travail à la fiduciaire et ma passion et de bénéficier d’horaires plus flexibles qui me permettent de faire mes heures mais aussi de m’entraîner 12 heures par semaine. De mon côté, j’aurai à cœur d’insuffler ma bonne humeur !

Un chiffre qui cartonne pour toi ?

Le numéro 10, c’est mon numéro de maillot ! Il n’a pas une signification particulière, mais je l’aime beaucoup et je me bats pour le garder ! La combinaison des deux chiffres qui le composent me plaît car il n’est pas tout seul, il y a deux petits gars ensemble.

Quelles sont tes ambitions sportives en 2021-2022 ?

Pouvoir jouer prochainement au Championnat d’Europe avec l’équipe nationale est une perspective très motivante (Oriane a joué 11 sets dans ce championnat d’Europe). Avec mon club, j’ai d’autres ambitions dont celle de nous placer dans les 4 premières équipes du classement de la LNA.

Merci pour cette interview Oriane !


📌 Nos interviews "Portrait de famille"

Telle une famille qui évolue sans contours, Berney Associés puise son énergie dans ses rencontres. Dans son écosystème, ses membres - nos partenaires, amis et ambassadeurs - ont en commun un optimisme contagieux et une énergie entrepreneuriale qui vous élance vers la concrétisation de projets utiles, plaisants, stimulants : des échappées que nous pensons nécessaires.

Portrait de famille est une série d’interviews sur ces personnes qui, bien souvent, lors de notre première rencontre, nous ont été familières.